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Rapport d’Oxfam : les riches sont plus riches, et après ?

Economie

“On peut toujours les féliciter de savoir se jouer des médias”, ironise le Daily Maverick pour commenter les informations publiées par l’organisation non gouvernementale Oxfam le 18 janvier, selon lesquelles les 62 personnes les plus riches au monde possèdent désormais autant que la moitié de la population mondiale.

« Qui pourrait résister à la publication de statistiques aussi attirantes ? Mais, en mettant le projecteur sur les inégalités au lieu de soulever la question de la pauvreté, en blâmant les riches au lieu de critiquer la corruption et le clientélisme, Oxfam a raté une occasion de faire de ce monde un endroit meilleur.”

Des chiffres séduisants pour faire des titres accrocheurs, “mais que propose exactement Oxfam en les publiant ?” poursuit le quotidien sud-africain, qui se lance dans un calcul de redistribution de cette richesse aux plus pauvres. “Cela reviendrait à donner 475 dollars à chacun. Dans le meilleur des cas, en supposant qu’il n’y aurait aucun effet secondaire sur l’investissement, le marché de l’emploi, la production et les prix, tout cela ne mènerait pas très loin.”

Le rapport d’Oxfam pointe aussi le fait que la richesse des 10 % les plus pauvres dans ce monde a augmenté de seulement 3 dollars par personne en vingt-cinq ans.“Une approche qui ne fait pas cas du fait que cette catégorie n’inclut pas constamment les mêmes individus. Dans la plupart des cas, on commence sa vie avec un bas revenu et peu de richesse, pour ensuite améliorer sa situation avec le temps”, souligne le journal, qui bat en brèche l’approche d’Oxfam centrée sur l’accroissement des inégalités dans le monde.

“Il est certain que de telles affirmations, mettant en évidence l’enrichissement des plus riches, vous garantissent les gros titres. Mais si vous voulez vraiment venir en aide aux plus pauvres, il faut se concentrer sur ceux qui se sont enrichis en usant de concessions exclusives et de contrats gouvernementaux et en abusant de subventions généreuses. Et si voulez vraiment agir pour provoquer un changement, commencez en premier lieu par démonter les politiques, qui permettent au clientélisme et à la corruption de prospérer.”

Source: Courrier International

Cet article est aussi disponible en: Anglais

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